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Vignette décorative de la section Santé et environnement

Quelle est la question de recherche du projet Mon environnement, ma santé (MEMS) – Volet qualité de l’air extérieur (QAE)?

La question est : « Quelle est la part des problèmes de santé respiratoire et cardiovasculaire des citoyens des territoires de Limoilou, de Vanier et de la Basse-Ville attribuable à la qualité de l’air extérieur? »

Pourquoi évaluer seulement les territoires de Limoilou, de Vanier et de la Basse-Ville?

La population des territoires de Limoilou, de Vanier et de la Basse-Ville présente de nombreuses caractéristiques défavorables, comparativement aux autres populations dans la région de la Capitale-Nationale. C’est dans ces territoires que la densité de population est la plus élevée et où il y a le plus de pauvreté. Des injustices et des inégalités sont observées, tant au niveau social que pour l’état de santé des résidents. Par exemple, selon les données publiées dans Les inégalités sociales de santé dans Basse-Ville et Limoilou-Vanier (PDF, 1599 Ko, 35 p.), l’espérance de vie y est de six ans inférieure dans la Basse-Ville, comparativement à l’ensemble de la région de la Capitale-Nationale. Aussi, la mort prématurée y est deux fois plus fréquente.

Qu’est-ce que le projet évaluera?

À court terme, le volet QAE évaluera l’impact de certains contaminants de l’air sur la santé des citoyens. Pour y arriver, la Direction de santé publique évaluera l’apparition des nouveaux cas d’asthme chez les enfants et le nombre de décès liés aux maladies du cœur. Les contaminants étudiés sont : les particules (poussières) et certains métaux qui les composent, les oxydes d’azotes (NOx), le dioxyde de soufre (SO2) et l’ozone (O3). Un des objectifs du volet QAE consistera à établir le portrait des poussières dans l’air extérieur. Les résultats permettront de mieux comprendre les effets de certains contaminants de l’air extérieur sur la santé des citoyens de Limoilou, de Vanier et de la Basse-Ville.

Quels sont les organismes participants au projet?

Le volet QAE du projet MEMS a été mis en place grâce aux efforts conjoints de la Ville de Québec, qui en assure aussi le financement, et de la Direction de santé publique. Il a aussi été rendu possible grâce à la participation des conseils de quartier, de plusieurs industries, du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, d’organismes communautaires, de l’Institut national de santé publique du Québec ainsi que des scientifiques. Tous participent aux discussions au sein de deux comités (le comité-conseil et le comité scientifique) et suivent les démarches scientifiques en cours. Ensemble, ils se sont engagés à trouver des solutions aux problèmes environnementaux dans les territoires à l’étude.

Quelle est la durée du volet QAE?

Le volet QAE, qui est financé par la Ville de Québec, sera complété en 2020. 

À quoi serviront les résultats?

Le volet QAE du projet MEMS permettra d’obtenir de nouvelles données plus précises sur les contaminants présents dans l’air, notamment les particules (particules en suspension totale, PM10, PM2.5, particules ultrafines), le dioxyde d’azote (NOx) et le dioxyde de soufre (SO2), et d’anticiper leur impact sur la santé. Les résultats obtenus permettront de mieux décrire et de mieux comprendre les multiples facteurs de risque pour la santé en lien avec la QAE. Il s’agit d’une occasion privilégiée de fournir des réponses plus précises aux questions et aux préoccupations des citoyens et des instances publiques. Ultimement, le volet QAE permettra de formuler des recommandations pour améliorer la qualité de l’air et pour réduire le risque pour la santé des populations présentes dans ces territoires. 

Qu’est-ce que les inégalités sociales de santé?

Les inégalités sociales de santé (ISS) sont des écarts ou différences dans l’état de santé, dans l’accès aux ressources ou dans les habitudes de vie entre des groupes sociaux. Ces groupes peuvent être définis selon le territoire de résidence, la catégorie socioéconomique comme le revenu ou la scolarité, la communauté culturelle, le genre ou la structure du ménage. Les ISS sont pour la plupart évitables et injustes, car elles sont provoquées par une distribution inégale des ressources. Elles ne sont pas le fruit du hasard ni du choix personnel des individus.
 
Dans les territoires de Limoilou, de Vanier et de la Basse-Ville, certaines caractéristiques sociales sont défavorables. Par exemple, le revenu des ménages y est plus faible et le décrochage scolaire plus important qu’ailleurs. Aussi, la proportion de fumeurs et la présence de maladies respiratoires y sont plus importantes.

Pour plus d’information, consultez :

Inégalités sociales de santé