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Dans cette page :

Opioïdes

Les opioïdes prescrits par un médecin sont utilisés pour leur effet analgésique. Leur utilisation inadéquate comporte toutefois des risques pour la santé pouvant notamment engendrer de la dépendance ainsi qu’ultimement, des surdoses. Des opioïdes peuvent également être obtenus sur le marché noir.

Les principaux opioïdes, qu’ils soient prescrits ou obtenus sur le marché noir, incluent : 

  • La codéine
  • Le fentanyl
  • Les opioïdes de synthèse : isotonitazène, protonitazène,…
  • L’héroïne
  • L’hydromorphone
  • La méthadone
  • La morphine
  • L’oxycodone

Les opioïdes peuvent être consommés par diverses voies, principalement par : 

  • Voie orale
  • Inhalation nasale
  • Injection
  • La peau (timbre transdermique)
  • Voie rectale 

Comment les opioïdes prescrits peuvent-ils être consommés de façon sécuritaire?

  • En évitant de les mélanger avec d’autres drogues ou de l’alcool
  • En respectant la posologie

Les opioïdes obtenus sur le marché noir n’ont pas des compositions constantes et celles-ci ne sont pas connues. Les laboratoires clandestins qui les produisent n’en assurent pas la qualité. Les opioïdes vendus sur le marché illicite peuvent être contaminés par différentes substances, notamment d’autres opioïdes beaucoup plus puissants que ceux prescrits. 

Si vous consommez des opioïdes ou d’autres substances obtenus sur le marché noir :

  • Ne consommez pas seul;
  • Évitez de consommer tous au même moment si vous êtes plusieurs;
  • Si l’on consomme seul, aviser un ami ou un proche qui pourra intervenir en cas de besoin et garder le contact;
  • Diminuez votre dose pour en tester l’effet
  • Avoir de la naloxone avec soi et savoir l’utiliser;
  • Appelez le 911 en cas de surdose
  • Voir Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose

Pour plus d’information, consultez : 

Risques liés à l’usage d’opioïdes 

Rôle de la Direction de santé publique

Dans la région de la Capitale-Nationale, un Plan régional 2018-2020 en prévention et réponse aux surdoses d’opioïdes a été élaboré en tenant compte des réalités locales. Il découle de la Stratégie nationale 2018-2020 pour prévenir les surdoses d’opioïdes et y répondre (PDF, 1,4 Mo, 50 p.). Ainsi, la Direction de santé publique met en place et coordonne des activités sur l’ensemble du territoire. Elle travaille en partenariat avec des organisations du réseau de la santé et des services sociaux, de la sécurité publique et des milieux communautaires. 

La sensibilisation au problème des opioïdes, l’importance d’offrir des moyens de prévention accessibles à la population ainsi que la diminution de la stigmatisation des personnes qui consomment des opioïdes sont des axes importants d’intervention. Lorsque la situation le nécessite, la Direction de santé publique peut réaliser des interventions à la suite de signalements de cas de surdoses aux opioïdes ou autres drogues. Des mesures de soutien aux intervenants du réseau de la santé ainsi que des mesures pour protéger la santé de la population peuvent être déployées.

Par ailleurs, afin de suivre la situation régionale et d’adapter les interventions de santé publique, des données sont systématiquement recueillies depuis 2017. Ces données permettent notamment de surveiller le nombre de : 

  • Décès causés par une intoxication suspectée ou confirmée aux drogues ou aux opioïdes
  • Surdoses sévères (non mortelles) signalées à la suite de la consommation de drogues ou d’opioïdes
  • Trousses de naloxone distribuées par les intervenants du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale ainsi que par les organismes communautaires redistributeurs de naloxone à Québec

Certains groupes au sein de la population demeurent plus vulnérables aux surdoses d’opioïdes, tels que :

  • Les consommateurs d’opioïdes ou d’autres drogues sur le marché noir;
  • Les individus recevant un traitement contre la dépendance aux opioïdes
  • Les individus qui ont des antécédents de dépendances ou de surdoses aux drogues, incluant les opioïdes

Portrait de l’usage des opioïdes

Dans la province de Québec :

Décès reliés à une intoxication suspectée aux opioïdes ou autres drogues au Québec

Dans la région de la Capitale-Nationale :

  • De 2017 à 2019, le nombre de surdoses mortelles confirmées par des substances psychoactives est passé de 16 à 33 par année.
  • De 2017 à 2020, les opioïdes ont été impliqués dans nombres toujours croissant de surdoses mortelles et non-mortelles.
  • Dans le contexte de contamination des substances illicites, les opioïdes sont retrouvés dans près de 25 % des substances suspectées dans les décès par surdose en 2021.
  • De juin 2017 à août 2021, 75 % des décès causés par une surdose aux drogues ou aux opioïdes surviennent chez des hommes.
  • En 2020, 30 surdoses non-mortelles impliquant des opioïdes ont été rapportées. Au 30 septembre 2021, c’était 48 signalements impliquant des opioïdes qui étaient dénombrés depuis le début de l’année 2021. 
  • En 2020, on a recensé mensuellement 151 consultations dans les urgences de la région pour une intoxication liée aux opioïdes

Surdose d’opioïdes

Une surdose, soit une intoxication aigüe, survient lors de la consommation d’une ou de dose(s) excessive(s) de drogue ou de médicament. Lorsque les opioïdes sont consommés en trop grande quantité, avec de l’alcool ou d’autres drogues ou qu’ils ont été altérés ou obtenus sur le marché noir, il y a un risque plus élevé de surdose. En raison de leur effet sur la partie du cerveau qui régit la respiration, les opioïdes consommés à haute dose peuvent provoquer une dépression respiratoire (problème respiratoire grave).

Voici les manifestations cliniques associées à une surdose d’opioïdes : 

  • Une respiration lente, faible ou inexistante;
  • Des étourdissements ou de la confusion;
  • De la somnolence ou de la difficulté à rester éveillé;
  • Une incapacité à se réveiller;
  • Des bruits de suffocation, des gargouillements, des ronflements;
  • Une absence de réaction à la douleur (frottement de la peau au niveau du sternum);
  • Des lèvres ou des ongles bleus.

Naloxone

La naloxone est l’antidote sécuritaire à utiliser lorsque survient une surdose aux opioïdes pour les individus de tous âges. La naloxone permet le rétablissement de la respiration en renversant ou en bloquant les effets des opioïdes sur les récepteurs du cerveau. L’effet de la naloxone prend de 2 à 5 minutes et dure de 20 à 90 minutes. Il est toutefois possible, selon le type et la quantité d’opioïde(s) consommé(s), que plus d’une dose de naloxone soit nécessaire. Il est important de consulter un professionnel de la santé, même si l’état de la personne s’est amélioré à la suite de l’administration de la naloxone, car l’effet de la naloxone est plus court que celui de la drogue consommée.

Au Québec, vous pouvez vous procurer de la naloxone gratuitement dans les pharmacies communautaires. 

Dans la région de la Capitale-Nationale, 12 organismes communautaires redistribuent également gratuitement de la naloxone : 

Pour géolocaliser l’un des douze organismes ou une pharmacie communautaire, consultez la carte interactive : Où trouver de la naloxone en tout temps au Québec?

Plusieurs cartons de format poche, tels qu’illustrés ci-dessous, sont actuellement distribués au sein des services du CIUSSS de la Capitale-Nationale et auprès des partenaires.

Pour plus d’information, consultez : 

Surdosage d’opioïdes

Naloxone 

Intervention

Quoi faire en cas de possible surdose d’opioïdes?

L’aide-mémoire de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) Possible surdose d’opioïdes : quoi faire? (PDF, 1.4 Mo, 1p.) peut vous aider lorsque vous êtes en présence d’une personne qui a possiblement pu consommer des opioïdes et qui semble inconsciente. 

Information/formation sur les surdoses d’opioïdes

L’Institut national de santé publique du Québec offre une vidéo accessible à la population afin de résumer les actions à entreprendre lors d’une possible surdose d’opioïdes. Cette vidéo présente également l’administration de la naloxone par voie nasale dans un contexte communautaire. Consultez : Administrer la naloxone par voie nasale.

Le programme PROFAN 2.0 renvoie à la prévention et à la réponse aux surdoses par l’entremise de la formation sur la reconnaissance des signes et sur l’intervention en cas de surdose. Les séances de formation données par l’organisme Méta d’Âme sont gratuites pour les intervenants en milieu communautaire, les usagers d’opioïdes et leurs proches. Consultez : Programme de formations PROFAN 2.0.

Lois sur les bons samaritains secourant les victimes de surdoses

Depuis 2017, cette loi offre une certaine protection juridique pour les témoins qui signalent le 911 ou le numéro local afin d’obtenir de l’aide.

  • La loi du bon samaritain PEUT vous protéger dans le cas de possession simple lors des situations suivantes : 
    • Liberté provisoire
    • Libération conditionnelle
    • Ordonnance de probation
    • Ordonnance de sursis
  • La loi du bon samaritain NE peut PAS vous protéger lors des situations suivantes : 
    • Mandats non exécutés
    • Production et trafic de substances
    • Autres crimes non précisés

Signalement d’une surdose aux drogues (enquête épidémiologique)

Les signalements de surdoses aux substances psychoactives nous permettent d’avoir un meilleur portait de la réalité de la consommation sur le territoire et ultimement, de mieux cibler les interventions de prévention et même d’émettre des avertissements lors de l’apparition d’une substance psychoactive nouvelle ou représentant un risque accru de surdose.  

INFO Surdose

Cet outil de communication vise à prévenir la population concernant une substance psychoactive nouvelle ou représentant un risque accru de surdose. L’INFO Surdose  s’adresse aux usagers de substances psychoactives, aux organismes communautaires desservant cette population et à nos différents partenaires afin de transmettre des informations ciblées sur les substances circulant sur le territoire de la Capitale-Nationale. Chaque INFO Surdose est accompagné d’une fiche synthèse pouvant être affichée ou partagée. 

GHB

De janvier à octobre 2021, le GHB comptait pour 31 % des substances impliquées dans les surdoses non-mortelles sévères. Une nette augmentation des signalements de surdoses non-mortelles impliquant le GHB a été noté pour la région. Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) est un dépresseur du système nerveux central : il crée de l’endormissement, une diminution du rythme respiratoire et du rythme cardiaque pouvant mener à la mort. Les effets du GHB peuvent s’apparenter à une intoxication à l’alcool : inhibition sociale, somnolence, sommeil très profond, inconscience, pertes de mémoire, nausées et  vomissements. La personne intoxiquée et inconsciente ne peut pas protéger ses voies respiratoires et peut ainsi suffoquer. 

Pour en savoir plus sur le GHB et pour savoir où vous procurer du matériel de consommation gratuit, consultez notre feuillet. 

Nous Joindre

Pour toute question, besoin d’information ou de soutien, écrivez-nous à surdoses.ciussscn@ssss.gouv.qc.ca.

Pour plus d’information, consultez : 

Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdoses

À propos de la loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdoses