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Taille de la population d’expression anglaise

Deux percent  (2 %) de la population du RTS 03 est d’expression anglaise.

On dénombre 1 097 925 personnes d’expression anglaise dans la province de Québec, ce qui représente 13,8 % de la population québécoise. Dans le RTS 03, 14 205 personnes sont d’expression anglaise, ce qui représente 2 % de la population de la région (CHSSN, 2018).

Répartition selon l’âge

Selon le recensement de 2016, la proportion des personnes d’expression anglaise âgées de 25 à 44 ans a augmenté et celle des 65 ans et plus a diminué.

Ce changement dans la répartition de la population selon l’âge s’observe autant sur le territoire de la Capitale-Nationale (RTS 03) que dans la province de Québec.

Selon le poids relatif des 45-64 ans et des 65 ans et plus, la structure de population est un peu moins âgée dans la population d’expression anglaise que dans la population d’expression française, tant dans le RTS 03 que dans l’ensemble du Québec. Dans la Capitale-Nationale, ces deux groupes d’âge représentent 42 % de la population d’expression anglaise comparativement à 47 % de la population d’expression française.

Le poids relatif des jeunes de 0-24 ans est légèrement plus faible dans la population d’expression anglaise que dans la population d’expression française (25 % comparativement à 27 %), tant dans le RTS 03 que dans l’ensemble du Québec.

La différence la plus notable dans la structure de population des deux groupes linguistiques se situe donc chez les 25-44 ans, où le poids relatif parmi la population d’expression anglaise est plus élevé que celui de la population d’expression française, particulièrement dans la Capitale-Nationale (33 % comparativement à 26 %).

Aspect socio-économique

Les personnes d’expression anglaise de la Capitale-Nationale sont surreprésentées dans la population vivant sous le seuil de faible revenu (SFR)[1] lorsque comparées à celles d’expression française. On constate un débalancement en défaveur de la population d’expression anglaise dans tous les groupes d’âge, à l’exception du groupe des 65 ans et plus (CHSSN, 2018).

Toujours en 2016, le taux de chômage était légèrement plus élevé pour la population d’expression anglaise. Pour la même année, il y avait deux fois plus de familles en situation de monoparentalité et sous le seuil de faible revenu (SFR) chez les personnes d’expression anglaise (CHSSN, 2018).

Éducation

Des taux de diplomation qui varient selon le niveau d’études obtenu.

En 2016, la proportion de la population québécoise détenant un diplôme d’études secondaires ou moins est légèrement plus élevée chez les personnes d’expression française (35,3 %) que celles d’expression anglaise (32,5 %). L’écart est plus grand en ce qui a trait à la diplomation d’une école de métiers (10,2 % des personnes d’expression anglaise et 17,3 % des personnes d’expression française) (CHSSN, 2018).

La proportion d’obtentions d’un diplôme d’études postsecondaires non universitaires est légèrement plus basse chez la population d’expression anglaise (15,6 %) que chez la population d’expression française (20,3 %) (CHSSN, 2018).

En ce qui concerne les études universitaires, la proportion de la population ayant obtenu un diplôme de baccalauréat ou supérieur est beaucoup plus importante chez les personnes d’expression anglaise (38,3 %) que celles d’expression française (23,4 %). On constate que la proportion d’obtentions d’un diplôme universitaire inférieur au baccalauréat est semblable entre la population d’expression anglaise et celle d’expression française (3,4 % et 3,7 % respectivement) (CHSSN, 2018).

Origine ethnique et mobilité

La communauté d’expression anglaise possède une plus grande diversité ethnique.

La composition de la communauté minoritaire d’expression anglaise de la Capitale-Nationale a changé au cours du temps. Aujourd’hui, c’est près de la moitié de cette communauté qui est née dans une autre province canadienne ou dans un autre pays (HSSPC, 2017).

La communauté anglophone représente 2% de la population totale de la région de la Capitale-Nationale. Elle est aujourd’hui composée d’anglophones qui vivent au Québec depuis des générations et surtout  d’immigrants qui choisissent la Capitale-Nationale. Car la majorité de ses membres sont des nouveaux arrivants. C’est plus de 2300 immigrants qui s’établissent dans la région de Québec chaque année.

Ces nouveaux arrivants proviennent de régions multiples et parlent des langues différentes. Selon l’organisme Voice of English-speaking Québec, 25% de la communauté anglophone est ainsi renouvelé par des nouveaux arrivants tous les 5 ans.
Une plus grande proportion de membres de la communauté d’expression anglaise appartient à une minorité visible (Pocock, 2018).

Les personnes issues des minorités visibles et qui sont d’expression anglaise sont plus vulnérables d’un point de vue socio-économique; le tiers d’entre elles (33,2 %) vit sous le seuil de faible revenu. Ce taux est de 17 % chez la population d’expression anglaise non issue des minorités visibles et de 13,8 % chez celle d’expression française du reste de la province (HSSPC, 2017)

Une population mobile

Selon le sondage sur la vitalité des communautés, les répondants d’expression anglaise de la Capitale-Nationale sont moins enclins que la moyenne anglophone provinciale à changer de région de résidence (CHSSN, 2016c).

Répondants d’expression anglaise de :

  • Moins de 5 ans
  • Entre 5 et 20 ans
  • Plus de 20 ans

La Capitale-Nationale

  • 3,1 %
  • 19,4 %
  • 77,5 %

La province de Québec

  • 5,2 %
  • 26,5 %
  • 68,3 %

Source : CHSSN, 2016

[1] Il est à noter qu’au Québec, le ministère du Travail, de l’Emploi, et de la Solidarité sociale, par le biais du Centre d’études sur la pauvreté et l’exclusion, a recommandé l’abandon du seuil de faible revenu (SFR) en 2012 puisque cet indicateur comprend des limites de modélisation statistique. En effet, il ne saisit pas de manière optimale la pauvreté et l’inclusion sociale. De plus, son utilisation avant impôt gonfle la donnée, car il ne reflète pas les transferts gouvernementaux auxquels les populations vulnérables ont accès. Le SFR sera tout de même utilisé dans ce document puisque les ressources consultées y font référence.