Sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein

lundi 20 novembre 2017
Image : 

Chaque année, le mois d’octobre est consacré à la sensibilisation au cancer du sein. Plusieurs initiatives publiques et privées soutiennent la cause afin d’attirer une plus grande attention sur la maladie, de favoriser la prise de conscience et d’accroître le soutien au dépistage précoce. Le Québec, à l’instar des autres provinces canadiennes et de nombreux pays, s’est doté d’un programme organisé de dépistage du cancer du sein par mammographie, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), pour favoriser la détection précoce.
Dans le but de réduire le taux de mortalité d’au moins 25 %, le taux de participation des femmes âgées de 50 à 69 ans doit être de 70 % et plus. La Capitale-Nationale a atteint cet objectif depuis 2008 ; par contre, certains milieux et territoires de la région sont bien en dessous de la cible.

Quelques statistiques

  • Le cancer du sein est le type de cancer le plus fréquent chez la femme. Dans la Capitale-Nationale, il est la deuxième cause de décès par cancer et représente 15 % des décès par cancer chez la femme.
  • Le nombre de nouveaux cas de cancer du sein est en hausse et continuera d’augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population. Par contre, le taux de mortalité est en diminution.
  • Pour la région, le taux de participation au programme dans les milieux défavorisés est de 13 % inférieur à celui dans les milieux favorisés.
  • Le taux de participation varie de 57 % à 75 % selon les territoires de CLSC de la Capitale-Nationale.

Interventions en santé publique

La Direction de santé publique met de l’avant des stratégies afin de sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein. Certaines visent à mieux outiller les médecins et les infirmières (formation, communiqués, outils d’aide à la pratique, etc.) alors que d’autres s’adressent directement aux femmes. Par l’intermédiaire d’animatrices présentes dans les réseaux locaux de services du CIUSSS de la Capitale-Nationale, des groupes de femmes reçoivent une information vulgarisée sur le PQDCS et l’importance de prendre soin de leurs seins sans que soient abordées des questions d’ordre médical; voici des exemples :

  • Dans Portneuf, les animatrices ont mis en place le Programme partenariat avec les organismes communautaires œuvrant auprès des femmes vulnérables afin de créer un lien entre ces femmes et le PQDCS.
  • Dans Charlevoix, les animatrices ont fondé le Réseau des alliées. Il regroupe des femmes issues de divers milieux professionnels qui s’engagent à parler de la santé des seins aux femmes de leur entourage (amies, collègues, etc.).
  • Dans Québec-Nord et Québec-Sud, l’animatrice concentre ses activités auprès des femmes qui connaissent des conditions socioéconomiques désavantageuses et se déplace dans les milieux communautaires qu’elles fréquentent.

Le PQDCS existe dans la région depuis 1998 et se distingue par la coordination des services et l’expertise développée dans le dépistage du cancer du sein. Sa mise en œuvre et son succès ont été possibles grâce aux efforts conjugués de plusieurs acteurs. Il importe de souligner l’implication de l’équipe du Centre de coordination des services régionaux (CCSR), du personnel des centres de dépistage désignés (CDD) et du Centre de référence pour investigation désigné (CRID), des médecins, des infirmières et des animatrices, tous dévoués à ce programme, et bien entendu les femmes qui y participent.

Pour information

Le PQDCS dans la région
Les animatrices : sonia.dugal.ciussscn@ssss.gouv.qc.ca
Avantages, inconvénients et limites du dépistage par mammographie

Les femmes en âge de participer au PQDCS reçoivent une lettre d’invitation personnalisée, signée par le directeur de santé publique, qui sert d’ordonnance médicale. Les femmes peuvent aussi choisir d’en parler à un médecin ou à une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne.