Projet Mon environnement, ma santé : dépôt du bilan initial de la qualité de l'air extérieur et ses effets sur la santé

mardi 26 février 2019
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Québec, le 26 février 2019 – Le directeur de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale dépose le bilan initial de la Qualité de l’air extérieur (QAE) et ses effets sur la santé et présente les activités scientifiques du volet Qualité de l’air extérieur (QAE) du projet Mon environnement, ma santé (MEMS).

Créé grâce au financement de la Ville de Québec, le projet Mon environnement, ma santé (MEMS) cible spécifiquement les territoires de Limoilou-Vanier et de la Basse-Ville (LVBV). Il a été mis sur pied afin de documenter l’impact de l’environnement sur la santé de la population de ces territoires. Il vise à intervenir de façon globale et concertée pour améliorer la santé dans ces quartiers en agissant sur les facteurs environnementaux.

La Direction de santé publique a analysé les données sur la qualité de l’air de 2007 à 2017 recueillies par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) dans des stations de mesure du Réseau de surveillance de la qualité de l’air du Québec. Le bilan de la qualité de l’air porte sur les principaux contaminants atmosphériques qui ont des effets sur la santé, soit les particules en suspension dans l’air, les oxydes d’azote (NOx), l’ozone (O3) et le dioxyde de soufre (SO2). Les données sur certains contaminants présents en concentrations plus faibles, mais aux propriétés toxiques reconnues, sont aussi traitées. C’est le cas de quelques métaux, des composés organiques volatils (COV), des dioxines et furanes (PCDD/F), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et des biphényles polychlorés (BPC).

À plusieurs égards, le bilan de la qualité de l’air extérieur continue de s’améliorer depuis 10 ans dans la région de la Capitale-Nationale. En général, les normes du règlement sur l’assainissement de l’atmosphère sont respectées. Cependant, le directeur de santé publique observe des dépassements pour les valeurs annuelles des particules de moins de 2,5 micromètres de diamètre (PM2,5), des PM10, et l’arsenic (comparable à d’autres milieux urbains). Des dépassements ponctuels des valeurs de référence sont aussi observés pour les particules totales, les PM10, les PM2,5, le nickel, l’ozone (O3) et le dioxyde de soufre (SO2). Le directeur de santé publique est particulièrement préoccupé par des dépassements pour les valeurs annuelles de particules de moins de 2,5 micromètres de diamètre (PM2,5). L’effet réel de ces dépassements doit toutefois faire l’objet d’études plus approfondies.

Autre constat, le potentiel d’exposition aux principaux contaminants de l’air est un peu plus important autour de la station du Vieux-Limoilou comparativement aux autres stations de la région.

Plusieurs travaux sont en cours pour mieux décrire la contamination de l’air et ses impacts sur la santé. Afin de permettre au directeur de santé publique de se baser sur les données les plus exhaustives possible, le projet sera prolongé jusqu’en 2020, et ce, sans coût supplémentaire pour la Ville de Québec.

En effet, certains appareillages de mesure – capteurs à petite échelle - ne seront disponibles qu’en 2019 et leur utilisation permettra de recueillir des données encore plus précises sur la Qualité de l’air extérieur (QAE) et ses effets sur la santé. Installés dans les quartiers, ces détecteurs de polluants atmosphériques permettront une modélisation de l’exposition individuelle aux particules fines et ultrafines ainsi que les dioxydes d’azote (NOx). Les résultats seront représentés sur des cartes géographiques. Il s’agit d’une occasion privilégiée de fournir des réponses plus précises aux questions soulevées par les citoyens.

Par ailleurs, il a été décidé d’installer de nouvelles stations de mesures des particules fines en 2019, afin de compléter le projet.

Des images satellitaires et des données sur les émissions des industries déclarées à l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) seront utilisées pour mieux décrire les dioxydes d’azote (NOx), les particules fines (PM2,5) et le dioxyde de soufre (SO2).

Huit métaux d’intérêt en santé publique contenus dans les poussières totales en suspension seront évalués dans cinq lieux ciblés du territoire de la Basse-Ville, de Vanier et de Limoilou. Ils seront aussi comparés aux données de la station Saint-Charles Garnier.

D’autres projets viseront à estimer la part de la contamination de l’air pour les maladies cardiaques et respiratoires, en contrôlant l’exposition au tabac.

Avant de formuler des recommandations, les activités de recherche du projet Mon environnement ma santé (MEMS), volet Qualité de l’air extérieur (QAE) doivent être complétées. Celles-ci prendront en compte toutes les productions du projet et seront accompagnées d’un plan d’action.

Jusqu’à maintenant, le directeur de santé publique a publié quatre documents fondateurs du projet Mon environnement, ma santé (MEMS). Le premier document décrit les inégalités qui existent entre les conditions de vie et l’état de santé dans les secteurs Limoilou, Basse-Ville et Vanier et le reste de la population du territoire de la Capitale-Nationale. Le deuxième document décrit les conditions environnementales spécifiques propres à ces quartiers et la façon dont ces conditions de vie peuvent ou non contribuer aux inégalités de santé observées. Le troisième document est le bilan initial de la qualité de l’air qui confirme des inégalités dans la qualité de l’air entre ces quartiers et le reste de la région. Enfin, le directeur de santé publique présente le programme d’activités scientifiques associées au projet.

Le projet Mon environnement, ma santé (MEMS) a été mise en place grâce aux efforts conjoints de la Ville de Québec et de la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Il a aussi été rendu possible grâce à la participation des conseils de quartier, de plusieurs industries, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), d’organismes communautaires ainsi que des scientifiques. Tous participent aux discussions au sein de comités et suivent les démarches scientifiques en cours. Ensemble, ils sont engagés à trouver des solutions aux problèmes environnementaux dans les secteurs à l’étude.

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Pour consulter le bilan initial et les autres documents du projet Mon environnement, ma santé (MEMS), consultez le site www.ciussscn.ca/monenvironnementmasante et les plateformes du CIUSSS de la Capitale-Nationale :

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À propos du CIUSSS de la Capitale-Nationale

Chef de file en santé et services sociaux, le CIUSSS de la Capitale-Nationale répond aux besoins de 737 000 personnes de Québec, Portneuf et Charlevoix. Les responsabilités de santé publique sont assumées par le directeur de santé publique. Ce dernier doit informer la population de l’état de santé, cerner les situations susceptibles de mettre en danger la santé de la population, assurer une expertise en prévention et promotion de la santé et prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé des individus lorsqu’approprié.

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Source et renseignements :
Mélanie Otis
Agente d’information
Direction adjointe des communications
CIUSSS de la Capitale-Nationale
418 266-1019, poste 1539

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