Bilan annuel des directrices de la protection de la jeunesse : la cause des enfants tatouée sur le coeur

mercredi 10 octobre 2018
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Dans le cadre de leur 15e bilan annuel, les directrices et les directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ) du Québec, aussi directeurs provinciaux, rendent hommage aux intervenants en soulignant leur précieuse contribution, leur passion et leur engagement auprès des jeunes, de leurs familles.

Chaque jour, ils sont des milliers d’intervenants à rencontrer des jeunes et leur famille pour les accompagner dans leurs difficultés et les aider à les surmonter. Au sein de notre société, ils font un travail exigeant, remarquable et essentiel. Portés par leurs convictions, les intervenants ont la cause des enfants tatouée sur le coeur. Ils évoluent dans un univers complexe et sensible, où se côtoient la violence, la maladie mentale, la toxicomanie, la criminalité, etc. « Les intervenants agissent dans des situations délicates. Ils doivent assurer le mieux-être et la protection des enfants. Ils ont toute l’expertise et le savoir-être pour y parvenir », ont souligné les directrices de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, Mmes Dominique Jobin et Caroline Brown. 

Statistiques Capitale-Nationale : 

  • Pour l’année 2017-2018, 4001 signalements ont été retenus à la suite d’une évaluation par la DPJ, ce qui représente une hausse de 4,2 % par rapport à l’année précédente.
  • La DPJ est intervenue principalement pour des cas et des risques sérieux d’abus physique (36 %) et de négligence (30 %). Les autres motifs pour lesquels la DPJ est intervenue sont des cas ou des risques sérieux : de mauvais traitements psychologiques, d’abus sexuels, des troubles de comportements sérieux et de l’abandon. 
  • Dans près de 70 % des situations, les intervenants la DPJ du CIUSSS de la Capitale-Nationale sont intervenus dans le milieu familial de l’enfant ou chez un tiers significatif où habite l’enfant. 
  • Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, près de 850 intervenants dévoués travaillent jour, soir et nuit à protéger nos enfants. 
  • Au total, 9 434 signalements ont été traités durant la dernière année. 

Statistiques Chaudière-Appalaches : 

  • Pour l’année 2017-2018, 2128 signalements ont été retenus par la DPJ, ce qui représente une hausse de 14,5 % par rapport à l’année précédente.
  • Les deux principaux motifs d’interventions sont la négligence ou le risque sérieux de négligence (36,5 %) et l’abus physique et le risque sérieux d’abus physique (31,4 %). Les autres motifs pour lesquels la DPJ est intervenue sont des cas ou des risques sérieux : de troubles de comportements sérieux (11,9 %), de mauvais traitements psychologiques (10,8 %), d’abus sexuels (9,4 %) et d’abandon (0,1%). 
  • Les intervenants de la DPJ agissent principalement dans le milieu familial de l’enfant ou chez un tiers significatif; ce qui a été le cas chez 61,6 % des enfants suivis l’an passé. Les autres enfants ont été suivis dans une ressource de type familial (31,4 %) ou en centre de réadaptation ou en résidence intermédiaire (7 %).
  • En Chaudière-Appalaches, près de 550 intervenants dévoués travaillent de jour, de nuit, de semaine, comme sur fin de semaine à protéger nos enfants. 
  • Au total, 4 962 signalements ont été traités durant la dernière année. 

Dans la province de Québec, pour l’année 2017-2018, 38 945 signalements ont été retenus par les DPJ, soit une augmentation de 8 % par rapport à l’année précédente. Au total, 96 014 signalements ont été traités durant la dernière année.

Le bilan provincial 2018 et la vidéo La cause des enfants tatouée sur le coeur sont disponibles sur les sites Internet suivants : 

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