Pas de répit estival pour la santé environnementale

jeudi 22 juin 2017


Avec l’arrivée de l’été, nous voulons tous profiter du beau temps et de l’air frais. L’environnement extérieur peut cependant s’avérer moins plaisant qu’attendu en raison des désagréments causés par le bruit et les symptômes d’allergie.

Trop de bruit peut nuire à votre santé

Selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) menée en 2014-2015, environ 16 % de la population de la Capitale-Nationale âgée de 15 ans et plus se dit fortement dérangée par le bruit. Cette proportion monte à 42 % lorsqu’on y ajoute les personnes qui s’en disent modérément incommodées.

Certains sous-groupes de la population sont plus fortement indisposés par le bruit, notamment les personnes vivant au sein d’un ménage à faible revenu (22 %) comparativement aux autres ménages (15 %). Selon l’EQSP, dans la Capitale-Nationale, le bruit provenant des transports (7 %) et ceux provenant du voisinage extérieur (6 %) sont les sources de bruit les plus fréquemment mentionnées.

Le bruit est un enjeu de santé publique, car il peut avoir de multiples conséquences, tant sur la santé que sur la qualité de vie des populations. Il peut, notamment, nuire au sommeil ou causer des troubles du sommeil.

Selon l’EQSP, une personne sur cinq (21 %) de la région mentionne que son sommeil a été perturbé par le bruit. En fait, lorsqu’une personne dort en présence de bruit, son rythme cardiaque et sa pression augmentent; le sommeil est de plus courte durée et moins réparateur. Les conséquences qui se font sentir le lendemain sont importantes : somnolence, manque de motivation et de concentration, donc de performance. À plus long terme, une personne peut même présenter des signes de dépression.

En collaboration avec le ministère des Transports et la Ville de Québec, la Direction de santé publique met en place les outils nécessaires pour mesurer le bruit, évaluer ses effets sur la population locale et réfléchir aux solutions possibles pour diminuer les impacts du bruit provenant de divers tronçons des routes principales de la région et de certaines industries. Du travail en amont est également effectué pour modifier les règlements municipaux et éviter que de telles situations problématiques se reproduisent.

Le retour du pollen et du rhume des foins

Le rhume des foins, ou rhinite allergique, affecte la qualité de vie de plusieurs personnes : écoulement nasal, éternuements et irritation des yeux. Ces personnes tentent de réduire leurs symptômes en consommant des médicaments en vente libre; ces derniers sont souvent chers, ils peuvent entraîner des effets secondaires et s’avèrent même inefficaces pour certaines personnes.

Selon l’EQSP menée en 2014-2015, 18 % de la population de la Capitale-Nationale âgée de 15 ans et plus déclare avoir eu des symptômes de rhinite allergique au cours des 12 derniers mois, donnée comparable à celle de 2008 (dernier cycle de l’enquête). La proportion de personnes symptomatiques est plus élevée chez les femmes que chez les hommes (20 % c. 15 %). La situation n’ira pas en s’améliorant, puisque les changements climatiques ont pour effet de prolonger la durée de la saison de pollinisation des espèces allergènes, dont celle de l’herbe à poux, aussi nommée Ambrosia.

Que faire?

Herbe à pouxContrairement aux arbres, qui sont également une source de pollen, l’herbe à poux est une espèce envahissante qui ne présente aucun avantage pour la santé et la flore. Il est donc important d’en contrôler la prolifération et la croissance. La Direction de santé publique travaille principalement avec la Ville de Québec et la Direction des services techniques du CIUSSS de la Capitale-Nationale pour ajuster les périodes de tonte des gazons afin de réduire la pollinisation des plants d’herbe à poux. De plus, diverses campagnes de sensibilisation permettront aux citoyens de bien reconnaître cette plante et de l’arracher pour aider à réduire le nombre de personnes exposées.

Pour reconnaître et limiter l'herbe à poux : consulter le Portail santé mieux-être

Infolettre du CIUSSS de la Capitale-Nationale, juin 2017