Vincent et moi

Galerie Vincent et moi

La galerie Vincent et moi se donne comme mission de soutenir les artistes qu’elle représente en leur permettant de vivre un processus professionnel d’exposition en solo. En parallèle, des expositions d’artistes professionnels ou en voie de le devenir favorisent leur intégration et le réseautage avec la communauté artistique et culturelle.

Fidèle à ses valeurs, la galerie Vincent et moi veut favoriser la découverte de pratiques artistiques originales, transcender des limites, faire tomber des barrières et abolir les notions de différence, de maladie et de handicap en se concentrant sur l’œuvre et le processus de création.

Programmation 2017-2018

Du 19 janvier au 2 mars 2017

La douceur dans le détail
Mathieu Sanscartier

« Étant donné le combat que je mène dû à une double problématique, maladie mentale et dépendance, il me semble difficile de discerner la réalité. Je la cherche intérieurement. C’est de même pour les nuances qui en sont propres, que j’observe en les êtres et en la vie. Malgré l’incompréhension, la reconnaissance et le don en soi, en la vie et en le monde humain m’inspire. À défaut, dû à la maladie je suppose, de n’avoir suffisamment de clarté pour ma part. C’est pourquoi je souffre, d’en avoir si peu reconnu mon unicité. Néanmoins, avec le médium de la peinture, je m’exprime et j’affirme ce qui tantôt m’échappait réellement étant en combat. »

Couleurs de pèlerine
Jennifer Ottaway

Depuis l’an 2000, Jennifer Ottaway est devenue pèlerine. Une enfance bourgeoise, un mariage, une riche entreprise ne sont pas parvenus à répondre à sa quête de bonheur. Une demande de divorce allait bousculer bien des choses dans sa vie. La maladie aussi. La route s’est ouverte devant elle et elle y a plongée. C’est ce parcours inusité que l’artiste propose, en aquarelles et en textes, en une multitude de cahiers de bord dans lesquels elle relate quotidiennement l’histoire de sa vie, son départ d’Ontario, ses problèmes de santé mentale, sa vie d’itinérante, les nuits dans les refuges pour femmes, l’acquisition puis la perte d’une ferme sur l’Île d’Orléans, mais surtout des rêves, de partage et d’humanité.

17 mars au 21 avril 2017
Collectif Vincent et moi et Fanny Hénon-Lévy

Être de passage

Activité satellite de Manif d’art 8 – La biennale de Québec, Être de passage est une installation interactive visuelle et sonore qui propose une approche corporelle et expérientielle du passage comme lieu de transition, comme point de basculement entre équilibre et déséquilibre. Cette proposition artistique invite à une réflexion sur le caractère éphémère de la joie et des sentiments en général. Réfléchir donc, et vivre poétiquement le balancement perpétuel du corps. Le visiteur est convié à vivre cette expérience à la Galerie Vincent et moi, dans ses corridors adjacents et l’entrée du pavillon principal.

4 mai au 15 juin 2017

Pascal Normand
Devoir de mémoire et d'identité sur le cadre bâti

Dans son travail, Pascal Normand aborde le thème de l’architecture comme élément constitutif de notre identité. Son oeuvre est le résultat d’explorations au coeur de la mémoire urbaine qu’il poursuit depuis plus de 15 ans et qui met en lumière l’autre visage de nos villes. Grâce à de longues expositions sur trépied dans la nuit, ses photographies sont ensuite texturées de peinture aérosol. En filigrane d’anciens immeubles industriels s’illuminant de mille feux, la ville devient une symphonie d’énergies et révèle une atmosphère industrielle. La reconnaissance du patrimoine industriel permet la conservation de ces édifices et laisse les traces d’une activité. Les bâtiments industriels, témoins d’une production qui a façonné l’économie d’un territoire, incarnent l’identité d’une ville, d’une société.

Richard Jolivet
Autoportraits : de la fiction à la réalité

Avec son exposition Autoportraits, de la fiction à la réalité, Richard Jolivet présente le résultat de son travail de recherche picturale des deux dernières années. Longtemps inspiré par l’univers des bandes dessinées de Enki Bilal et H.R. Giger, il risque cette fois-ci une mise à nu. Il se prend comme sujet, d’une façon, et puis d’une autre. Puis, surgissent des paysages inconnus et invitants. Il augmente le format de ces oeuvres, il trouve sa signature propre. Maniant l’aérographe tel un virtuose, son travail suggère plusieurs lectures possibles grâce aux superpositions raffinées, aux références inventées, à l’imaginaire mystérieux. Des oeuvres très contemporaines.

7 septembre au 19 octobre 2017

Yves Pedneault
Mine et mines

Si les portraits traditionnels permettent au visiteur de surprendre un homme, une femme, un grand de ce monde dans une mise en scène étudiée, il en est autrement avec ceux de l’artiste Yves Pedneault. Dans sa galerie de portraits d’une extrême précision, exécutés au fusain ou au crayon graphite, pas de décor de cinéma ou de mise en scène. Qu’ils s’appellent Georges, David, Yassine, Barbara, Béatrice ou Ayla, ils vous fixent, vous interpellent tellement ils sont saisissants. Ils sont là avec leur mine renfrognée ou soucieuse, éveillée ou enjouée, l’âme et l’émotion à fleur de peau. Leur visage nu comme une question. Ils sont si réels dans leur histoire ou leur innocence d’enfant que vous avez l’impression qu’ils vous parlent. Qu’ils vous posent la question… « Et moi, qui suis-je ? »

Yorick Godin
La ligne du désir

La ligne du désir, pour prêter au travail de l’artiste des mots qu’il présente tel un parcours : « Voici que j’ai d’abord observé le monde tel qu’il m’apparaissait. Puis, j’ai observé l’observateur lui-même, ce que j’appelle le psychique. Finalement, j’ai observé le Dieu dans son action sur le monde et moi. » Yorick Godin est très inspiré par la représentation des relations, humaines ou spirituelles. Pourquoi le figuratif en ces temps post modernes ? À cause de sa prédilection pour le gracieux et des repères humains. Il met dans les formes, une harmonie peu probable, voir litigieuse. Mettre l’encore beauté dans son absence comme pour y faire apparition. La libération de la ligne est attendue, vers la ligne de l’esprit.

2 novembre au 14 décembre 2017

Suzie Houde
Les amoureux

Avec Les amoureux, Suzie Houde invite le spectateur à naviguer sur les formes de la fécondité et de la mythologie. Elle met en place un univers imaginé qui parle des hommes, des femmes et des enfants. Elle raconte des histoires muettes, célèbre une passion du début des temps comme une fleur fragile à protéger, le prolongement de la vie, la continuité de la race. Avec ses sculptures, elle propose un univers gris de forme, rond comme les nuages à l’annonce de la pluie. Sculptures ou personnages ? Un monde prêt à vous séduire comme l’orpheline qui a besoin du regard de l’autre pour exister.

Jérôme Morissette
Cicatrices

Que ce soit sur notre corps ou dans notre âme, nous portons des cicatrices, témoignages de notre vie. Nous n’avons pas à avoir honte de ces stigmates, qu’ils soient apparents ou discrets, qu’ils soient externes ou internes, ils sont le reflet de ce que nous avons vécu. Ils sont, en fait, la preuve que nous avons vécu et que nous continuons de vivre. Car ces cicatrices témoignent aussi de la guérison, d’une blessure qui se referme, d’une peine qui s’atténue, d’un deuil qui s’achève. Elles témoignent de la résilience, de la renaissance et de l’espoir.