Les boissons sucrées : bonbons liquides?

jeudi 6 avril 2017

En ce Mois de la nutritionMD, une réflexion s’impose. La saine alimentation joue un rôle important dans le maintien de la santé et du bien-être des personnes. Par ailleurs, l’offre d’aliments transformés sucrés, gras et salés a augmenté au cours des dernières années rendant ainsi l’environnement moins favorable à la saine alimentation. Mais qu’entend-on par saine alimentation? C’est notamment de consommer une variété d’aliments en donnant la plus grande part à ceux de valeur nutritive élevée, comme les fruits, les légumes et les aliments riches en fibres, plutôt qu’à ceux comportant une teneur élevée en gras, en sucre et en sodium.

La consommation de sucre, particulièrement sous forme de boissons sucrées, est de plus en plus reconnue comme pouvant favoriser l’excès de poids et le risque de maladies chroniques. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) nous recommande de limiter à 10 % notre apport en énergie sous forme de sucre libre. Les sucres libres représentent les sucres ajoutés ainsi que les sucres qui sont « naturellement présents » dans les aliments. Pour un adulte qui consomme environ 2 000 kcal par jour, 10 % de l’énergie correspond à 12 cuillères à thé de sucre. Une canette de boisson gazeuse en contient à elle seule 10 cuillères à thé.

Les boissons sucrées

Boissons sucrées

Les boissons sucrées constituent une vaste catégorie de boissons contenant du sucre ajouté :

  • Les boissons gazeuses;
  • Les boissons aux fruits type punchs et cocktails (excluant les jus de fruits purs à 100 %);
  • Les barbotines (slushs);
  • Les boissons pour sportifs (ex. : GatoradeMD, Powerade MD, etc.);
  • Les boissons énergisantes (ex. : Red Bull MD, Monster MD, Guru MD, etc.);
  • Les eaux vitaminées ou enrichies.

Bien que les achats de boissons sucrées en supermarchés et magasins à grande surface aient diminué au Québec au cours des cinq dernières années, elles occupent encore une place trop importante dans le panier d’épicerie des Québécois. En effet, elles représentent 25 % des achats de boissons en 2015-2016. En 2014-2015, 19 % des personnes de 15 ans et plus dans la région de la Capitale-Nationale en consommait au moins une fois par jour. Ce sont les boissons gazeuses régulières qui sont les boissons sucrées les plus populaires. Les boissons diètes (boissons avec édulcorants), en plus d’entretenir le goût pour les aliments sucrés, ne présentent pas d’avantage nutritionnel.

Finalement, a-t-on besoin d’avoir autant de points de ventes de ces boissons sucrées? Est-ce nécessaire d’avoir une telle offre? Elles ne sont ni utiles ni essentielles au plan nutritionnel. On devrait privilégier de manger les aliments plutôt que de les boire (jus, boissons sucrées ou autres liquides); ce qui permettrait ainsi aux signaux de faim et de satiété d’être plus efficients. L’eau devrait être promue comme la meilleure boisson pour se désaltérer.

Nos actions

L’accès aux aliments de qualité sera le pilier sur lequel s’appuieront les actions de santé publique tel que recommandé dans le nouveau Programme national de santé publique 2015-2025. L’équipe Modes de vie et environnements sains et sécuritaires de la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale travaillera donc avec différents partenaires de la région à la mise en place d’actions favorisant la consommation d’eau dans les différents milieux de vie (municipaux, scolaires, de la petite enfance, du travail et de la santé). 

Infolettre CIUSSS de la Capitale-Nationale, avril 2017