Des logements inabordables

« Mon loyer monte… mon épicerie baisse! »

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) définit le logement acceptable comme celui dont l’état est adéquat (pas de réparations majeures), la taille appropriée (compte tenu de la taille du ménage) et le prix abordable.

Toujours selon la SCHL, un logement est abordable si ses coûts (loyer, chauffage, électricité) équivalent à moins de 30 % du revenu d’un ménage avant impôts.

Ainsi, lorsqu’un ménage doit consacrer plus de 30 % de son revenu à son logement, cela signifie généralement qu’il y aura moins d’argent pour la nourriture, étant donné qu’il est plus « facile » de couper cette partie du budget.

En 2001, selon Statistique Canada :

  • 36,5 % des ménages locataires de la région de Québec (40 835 ménages) consacraient 30 % et plus de leur revenu aux dépenses de loyer;
  • 17,8 % (19870 ménages) y consacraient 50 % et plus.

Dans Limoilou, la situation était encore plus critique, car on a estimé que 80 % des gens étaient locataires et que 40 % d’entre eux consacraient plus de 30 % de leurs revenus à se loger.

  • Au Québec, les femmes sont plus touchées que les hommes, particulièrement celles qui sont monoparentales.

Ménages locataires consacrant plus de 30 % et 50 % de leur revenu au logement

Par sexe – au Québec en 2001

Sexe

Total

30 et plus (%)

50 et plus (%)

Masculin

607 660

29,7

15,5

Féminin

634 070

41,7

19,6

TÉMOIGNAGES

« Si j’paye pas mon loyer, mon propriétaire peut m’jeter dehors, si j’paye pas mon électricité, c’est Hydro Québec qui menace de m’couper, mais si j’achète pas de nourriture, qui ça dérange…? »